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le Sanatorium

Publié le par stoupagga

le Sanatorium

J'ai longtemps hésité avant de me rendre sur ce site. J'avais lu sur le net qu'un chantier de réhabilitation avait démarré, que le lieu était muré. Bref, au final je ne savais plus quoi en penser, toutes les infos étaient contradictoires, je me suis donc rendu sur place pour voir par moi même.

Il est 6h30 et je file à toute allure sur les routes de Provence. Arrivé sur les lieux je suis soulagé de constater que le bâtiment est ouvert aux quatre vents, pas de chantier en cours ni gardien pour venir gâcher cette explo matinale. Après avoir fait le tour du bâtiment principal je trouve enfin l'entrée. Waaaaaaahhh... il faut vraiment que je rentre là-dedans ?

La seule entrée que j'ai trouvé.
La seule entrée que j'ai trouvé.

Cela ne me donne pas du tout mais alors pas du tout envie. Au bout de dix mètres l'obscurité est quasi totale. Je marche sur la pointe des pieds pour ne pas que l'on m'entende. On, mais c'est qui "on" ? Je suis sensé être seul non ? Un angle droit sur ma gauche et je me retrouve face à un second couloir encore plus long et plus sombre que le premier. J'éclaire ma frontale, regarde à ma droite pour constater que je suis à quelques mètres d'une grande pièce aménagée en chapelle, mais ce qui m'interpelle et me glace le sang, c'est l'inscription qui apparait dans le faisceau de ma lampe, MORGUE !

La chapelle
La chapelle

Il y a bien une flèche indiquant la direction à suivre pour s'y rendre mais là j'avoue que je n'en ai pas l'envie. Ancien asile avant la guerre, réquisitionné ensuite par les allemands, hôpital et sanatorium pour finir. Je réalise que je suis dans un lieu de souffrance et de mort, j'en ai des frissons. J'allume une clope. C'est bien la première fois que je regrette de ne pas avoir de coéquipier car là, je dois bien avouer que je n'en mène pas large.

Heureusement les fenêtres de l'étage supérieur sont ouvertes, le reste du bâtiment baigne dans une lumière réconfortante et salvatrice. Je respire enfin et fini même par m'approprier ce bâtiment immense. Après deux heures à aller et venir au cœur des différentes salles, bureaux, laboratoires et autres pièce toutes aussi glauques et dévastées les unes que les autres, il est temps pour moi de rentrer.

Je suis forcément obligé de repasser par ce maudit couloir obscur par lequel je suis arrivé, l'idée ne m'enchante guerre. Au beau milieu du couloir qui doit bien faire une bonne cinquantaine de mètres je m'arrête pour faire une dernière photo. Le boitier est en train d'enregistrer les trente secondes de pose que je viens de lui réclamer quand un fracas retentissant se fait entendre à l'autre bout du bâtiment. Une porte qui claque ? Il n'y a pas l'ombre d'un courant d'air et je sais pertinemment que je suis absolument seul ici. Une poutre est tombée ? un volet vient il de vivre ses dernières heures ? Peu m'importe la réponse, je plie.

Je ne suis pas sûr de refaire un jour une explo sur ce genre de lieu. Je pense sincèrement qu'il y à plein d'autres spots bien plus intéressants à mes yeux et il n'y à que l’embarras du choix ... J'ai certes vécu un moment chargé en émotion et adrénaline mais mes prochaines sorties seront un peu moins trash.

Me voilà dehors, mes yeux tardent à s'accommoder du soleil perçant. Je respire. Une clope, la voiture, maison.

le Sanatorium
le Sanatorium
le Sanatorium
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Commenter cet article

Thomas 29/01/2016 14:29

Salut,
Joli site.
Juste une question, de quand date les photos ? J'avais entendu dire qu'un hôtel devait voir le jour en 2016.

Renaud 29/01/2016 16:21

Merci, les photos date de septembre. Oui ça fait des années qu'ont ns dit qu'il doit être rasé mais je te confirme qu'il est bel et bien en place au moment ou je t'écris. Un ami s'y est rendu le mois dernier.